1 avr. 2011

LIGHT/KLANG - Mathieu, Marie, Adeline

LIGHT_KLANG_Bon_Accueil_rennes

L’exposition LIGHT/KLANG s’est déroulée, du 8 octobre au 12 décembre 2010, au Bon Accueil un lieu d’art contemporain situé le long du canal Saint Martin à Rennes. L’exposition est un ensemble de trois installations créent par trois artistes différents.

La première, 8-BIT a été créée par Michael Aschauer , Nik Thönen et Maïa Gusberti. Michael Aschauer est un artiste autrichien né en 1977 à Steyr. Il vit désormais à Vienne où il a étudié le design multimédia et l’art numérique. Ses travaux couvrant une large variété de médias (son, vidéo, installations, web…), se caractérisent particulièrement par l’usage de jeux de règles, d’algorithmes, et du transcodage. Son travail a été montré aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis et en Asie et récompensés en 2006 et 2002 par le festival autrichien Ars Electronica (Net Vision).
Nik Thönen né en Suisse en 1963, vit et travaille à Vienne. Après des études à Biel (Suisse), il devient designer indépendant. Il fonde en 1999 un groupe d’artistes multimédia Re-p.org avec Maia Gusberti. Tilman Küntzel, est un artiste allemand né en 1959. Après avoir étudié aux Beaux Arts à Hambourg en faisant un détour par la musicologie, il a présenté ses travaux dans le monde entier...

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L’œuvre de Michael Aschauer nommée « 8-bit » est une confrontation poétique entre le monde digital et le monde analogique. Un ordinateur commande l’extinction et l’allumage de 8 tubes fluorescents en distillant 256 possibilités du code 8 bit. Ce code fait référence à la musique glitch, terme qui désigne un message d’erreur sonore. Les 8 tubes mettent un certains temps à s’allumer grâce à un système de starters. C’est ce moment qui différencie le numérique de l’analogique. L’artiste ne cherche pas à matérialiser un code qui n’a aucun sens, mais nous propose une rencontre improbable entre une machine sourde et aveugle qui débite ses instructions et des tubes fluorescents à l’efficacité toute relative.

Il résulte de ce mariage douteux une certaine beauté qui trouve son origine dans l’échec et le dysfonctionnement. Lüster est certainement l’une des œuvres les plus poétiques de Tilman Küntzel. Un lustre montgolfière animé d’un scintillement sonore et lumineux repose sur le sol. L’œuvre joue sur la perception visuelle et auditive du spectateur. Le lustre produit une féerie sonore et lumineuse qui semble émaner des pampilles qui le constituent. Sans jamais l’avoir entendu nous savons d’avance quel son produit un de ces grands lustres dorés à breloques de verre ou de cristal. Il fait partie d’un imaginaire commun, quelque chose que nous connaissons sans pourtant pouvoir évoquer avec précision de quand date ce souvenir. L’imagination nous pousse à voir et entendre quelque chose qui n’existe pas. Aucune pampille ne bouge, l’objet est immobile. Les tintements proviennent d’un système de relais thermiques à lamelles qui à intervalles irréguliers chauffent et refroidissent laissant pas l’électricité qui anime les ampoules placées a l’intérieur du lustres. Il en résulte un effet sonore et lumineux aléatoire et harmonieux.
>Bon accueil
Cet article a été écrit par Mathieu Belen, Marie Bouetard, Adeline Letoux étudiant en AD3...
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