21 juin 2011

Pierre Vanni - Delko


Pierre Vanni, « Ruines »

Pierre Vanni exposait à la galerie Delkographik. Créée en 2007 par deux graphistes indépendants, Florent Chamiot-Poncet (Josh Hayes) et David Coquelin (Easy Hey), cette galerie était à l’origine un studio centré sur l’illustration, la vente de tee-shirts et de toys.

Aujourd’hui, la galerie Delko a tourné une page ; ses propriétaires travaillent et exposent sur la création contemporaine, mettant l’accent sur la réflexion et l’échange entre le public et l’artiste.

Vendredi 8 octobre 2010 à 14h, au lendemain de son vernissage, nous avons rencontré Pierre Vanni, très accueillant, à la Galerie Delko. C’est un graphiste toulousain né en 1983. Il exerce le métier de graphiste depuis 2007. Il nous a raconté son parcours, nous commentant son exposition, nous expliquant sa thèse. Il a étudié à la fac d’Arts Appliqués de Toulouse, du Deug jusqu’à la thèse. Il a pris des cours de dessin académique et de peinture.

Son univers est composé de formes géométriques, d’animaux, de crânes et de typographies.
Pierre Vanni cherche à travers ses expérimentations plastiques et ses projets professionnels à réinvestir autrement les technologies de l’image de synthèse. Il élabore des images de synthèse à partir desquelles il construit des travaux en trois dimensions. Au fil de ses recherches plastiques, l’image se traduit en sculptures de papier. Très convivial, Pierre Vanni nous a fait découvrir le programme qui l’aide à construire ses volumes de papier, qui est un logiciel japonais destiné aux enfants (pepakura designer). Cela fait 6 ans qu’il y travaille.



Ainsi pierre Vanni nous a présenté ses travaux au sol, nous mettant en position d’archéologues fouillant dans l‘histoire de la ruine. Il en vient à créer une nature morte pleine de symboles du temps qui passe. On y retrouve en effet, un crâne, une illustration de bougie, ainsi que la publication “Nouvelles Ruines — Chapitre 1 : Chiasme” (spécialement réalisée pour ce projet, et en vente à la galerie). Cette publication est construite de manière à pouvoir être lue dans son ensemble, mais également de manière déconstruite, en associant deux mondes opposés. D’abord celui de Moscou avec des vues d’immeubles en reconstruction, dont les façades en travaux sont cachées par des bâches représentant un bâtiment idéalement rénové. Puis l’espace de Google Earth qui met en valeur et actualise les vues de reconstructions des bâtiments historiques.

Cet article a été écrit par Dénoel André, Manon Désirand, Margaux Pendelio étudiant en première année de design graphique.
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