22 nov. 2011

Electroni[k] - la nuit américaine

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Electronik

Mercredi 12 Octobre au Triangle, s'est déroulé la deuxième édition de la Nuit Américaine dans le cadre du festival ElectroniK. L'année dernière, celle ci était dédiée à Steve Reich et Tim Hekker, et cette fois ci c'est au compositeur américain Terry Riley qu'elle faisait hommage, par le biais de trois performances musicales et audiovisuelles.

En première partie de soirée, le duo canadien Purform (Yan Breuleux et Alain Thibault) nous proposait une performance audiovisuelle mêlant son et image en pure synchronisation. Le dispositif était constitué de trois larges écrans sur lesquels on pouvait observer les compositions visuelles de Yan Breuleux. Points, lignes, spirales et autres formes primitives se mouvaient sur ces écrans plus ou moins rapidement, nous donnant grace à la composition sonore d'Alain Thibault une immersion impressionnante dans cet univers étrange. Une entrée captivante, bien qu'un peu répétitive.

Après une assez longue pause de trente minutes, c'était au tour de l'orchestre de Bretagne de nous interpréter la composition In C de Terry riley. Passé une présentation du chef d'orchestre Jonathan Shiffman, qui nous expliquait notamment l'origine de cette oeuvre minimaliste fonctionnant par le principe de « cellules », les musiciens commençaient les uns après les autres, à l'instant qu'ils choisissaient, d'activer leur instrument. Ceux ci disposaient d'une série de « motifs » musicaux et étaient libres de les jouer à leur rythme personnel, quand ils le voulaient, à la seule condition de ne pas prendre trop de retard ou d'avance sur le reste de la troupe. C'est pourquoi Jonathan Shiffman ne disposait que d'un cahier avec des nombres indiquant le temps restant aux musiciens pour finir l'ensemble des motifs. Cette structure nous apportait ainsi des « ondes magnifiques » plus ou moins intenses durant une heure, malgré un côté répétitif à l'instar de la performance de Purform.

Une deuxième pause de trente minute s'enchainait et l'on retrouvait un duo de musiciens lyonnais rattachés au projet Arandel accompagné d'un quator de violons et violoncelles. Arandel n'étant ni un groupe, ni une personne, mais une sorte d'expérimentation musicale, nous ne connaîtrons pas l'identité des deux compositeurs. Durant une heure, ceux ci se livraient à une improvisation musicale tout en respectant leur structure préparée à l'avance. Ainsi, ils chantaient, mixaient, jouaient du saxophone, de la flûte, des percussions et autres instruments peu communs, et faisaient appel de temps en temps (trop rarement) au quator de cordes jouant pour leur part les partitions qui leurs étaient dédiées. Le résultat était très agréable, rythmé et mélodieux, et la soirée s'achevait sur une très bonne impression.

Cet article a été écrit par Valentin Bourhis, Benjamin Le ray, Maylis De Laforcade étudiant en G2.

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