22 déc. 2014

40mcube - Oscar Murillo

Dans le cadre de la 4e édition de la biennale sur le thème du jeu et du travail cette année, Oscar Murillo expose à la galerie d’art contemporain le 40 mètre cube. D’origine colombienne, mais vivant depuis ses 10 ans à Londres, Murillo propose des oeuvres inspirés de ce mélange des deux cultures.

C’est dans une salle bien étrange , à mi-chemin entre salles d’expositions, salles de fêtes (des chaises de jardins sont présentes) et manoir (avec la moquette) qu’Oscar Murillo nous présente sa dernière exposition qui est non pas une série d’oeuvres mais une salle à considérer comme oeuvre d’art . Rien n’est laissé au hasard, des peintures exposées sur un seul mur, des grilles de bingo sur des tables d’ateliers, un set de golf et les trous qui vont avec sculpter en chocolat, une vidéo d’une chaîne de production de marshmallow, etc.

Tous ces éléments se répondent et questionnent l’interaction entre les différentes classes sociales, les cultures (colombienne et anglaise) Issu d’un milieu populaire, mais côtoyant désormais le milieu artistique, plutôt aisé, il n’essaye pas d’opposer ces classes, mais plutôt de les confondre, par exemple, la présence d’un set de golf évoquant le milieu aisé placé à côté d’un jeu de bingo et d’un ballon de football rappelant plutôt le milieu populaire.

Le rapport entre jeu et travail est aussi très présent (c’est le thème de la biennale cette année). Pour Murillo, l’atelier est un lieu de vie : ces différentes réalisations ne sont pas forcément achevées, il expose ici et là des produits finis, d’autres non finis et les matières premières (farine de maïs, chocolat) ayant servi à les produire. Tous n’ont pas été crées par lui. Il a demandé à des particuliers ou à des entreprises de concevoir certains d’entre eux. D’autre sont issus de précédente exposition, ce qui évoque la notion de temporalité, que l’on retrouve à travers les différents stades d’achèvement de ses réalisations, l’idée de trace est aussi présente dans la dégradation des pâtons de pain que l’on trouve à l’entrée de l’exposition.

Étrange mais non dénué d’intérêt, le spectateur lui-même influe sur l’œuvre, selon le public présent, la salle prend un statut différent. Chaque détail que l’on découvre semble apporter une meilleure compréhension de l’univers décalé que nous propose Murillo.

Article écrit par Adèle Autrique et Quentin Bouchon étudiants en première année de concepteur designe Graphique.

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