8 juin 2015

Claude Viallat - La Chapelle de l’oratoire

La Chapelle de l’oratoire du Musée des beaux-arts de Nantes, a laissé place à l’exposition temporaire de Claude Viallat. La chapelle étant classée monument historique, l’exposition s’est réalisée dans le respect le plus total de l’architecture. le thème choisi est celui du rapport de l’artiste à la mer

Artiste majeur de la scène artistique française, Claude Viallat (né à Nîmes en 1936) adopte en 1966 un procédé à base d'empreintes, qui l'inscrit dans une critique radicale de l'abstraction lyrique et géométrique. Une forme neutre, ni naturelle ni géométrique, est répétée sur une toile libre, sans châssis, déterminant la composition de l'œuvre. En 1969, il est membre fondateur du groupe Supports/Surfaces qui positionne sa pratique artistique en questionnant le médium de la peinture, et tout particulièrement la couleur, dans toutes ses composantes.

Claude Viallat a choisi de réaliser ses œuvres sur deux sortes de voiles : des voiles vénitiennes et des voiles catalanes. Une installation monumentale où se propage sa forme dans tous ses états. Au-delà des toiles, Viallat travaille sur les filets et leurs empreintes, sur les cordages et les nœuds. Depuis 1988, il n’a cessé d’utiliser des voiles à sa disposition, rebuts de planches à voile, de voiliers, de dériveurs, ou des tauds de bateau, tentes, parasols, etc...

Le plasticien explique : « Pour moi, la corde c'est à la fois la ligne, le fil noué qui est à l'origine de la déconstruction de la toile, le fil de la trame. Le filet, c'est aussi l'hypertrophie du tissage, donc c'est la grille, la mise au carreau, le quadrillage. ».

Pour la scénographie, l’artiste a d’abord visité la chapelle avec l’exposition qui précédait afin de s’imprégner de l’espace. Ensuite, la chapelle libre, il est revenu avec son équipe. L’installation des œuvres s’est faite en fonction des zones d’attache. Les murs sont en pierre avec des ornementations baroques. Afin de ne pas abîmer les murs, les attaches des câbles sont dans les joins entre les pierres. Des câbles on été utilisés pour suspendre les voiles et garder l’esprit des toiles de bateau.

Les couleurs redonnent du dynamisme à l’architecture aux tons neutres. Il a abandonné toute notion de tableau et de châssis, s’attachant davantage à la couleur, aux motifs, aux textures et aux drapés. Une exposition qui sort de l’ordinaire. Article écrit par Chloé Denoual étudiant en section en Architecte d'intérieur - Designer d'environnement.
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